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Bienvenue sur mon skyblog consacré entièrement aux mythes et aux légendes qui peuplent notre vie...
Ici vous trouverez des définitions sur des entités telles que les Esprits, ou encore les Anges, et bien sur, des légendes urbaines, telles que celle de Bloody Mary, ou encore celle de l'Homme Au Crochet...

Ce blog est une annexe à Supernatural-Universe

# Posté le dimanche 06 mai 2007 15:24

Modifié le mardi 08 mai 2007 08:16

La Faucheuse

La Faucheuse
La Faucheuse est une allégorie de la mort, symbolisée par un personnage énigmatique ou un squelette capé portant une faux à la main. Ce symbole d'origine italienne est très présent au Moyen Âge et à la Renaissance dans les peintures apocalyptiques et macabres comme celle de Pieter Bruegel l'Ancien (Le Triomphe de la Mort). À une époque où la peste noire fait des ravages, la Faucheuse représente un être terrifiant qui vient happer les vivants d'un coup de lame.

*Dans le folklore européen moderne, La Mort est connue sous le nom de "La Grande Faucheuse" ou tout simplement "La Faucheuse".
*En anglais, La Mort est appelée The Grim Reaper, littéralement "Le Faucheur Sinistre", le mot "Grim" voulant à la fois dire "sévère", "horrible", "déterminé", "féroce", etc...

Au Moyen Âge, La Mort est imaginée comme un corps humain momifié ou en décomposition, qui deviendra plus tard le squelette vêtu d'une toge qui nous est familier.
Inversement, La Mort est parfois représentée sous les traits d'une belle femme souvent vêtue de noir.
La Mort est parfois représentée dans les ½uvres de fiction et l'occultisme sous le nom d'Azraël, L'Ange de La Mort.
(À noter que le nom "Azraël" n'apparaît dans aucune version de la Bible ou du Coran)

À cause de l'intime lien entre le Temps, la vieillesse et La Mort, le Temps, en tant que figure mythologique et parfois associé a La Mort.

Dans la Bible et dans le Coran, la Mort est représentée sous la forme d'un ange envoyé de Dieu. Dans le judaïsme, il n'existe aucune représentation de la mort. En théologie orthodoxe orientale, la Mort est l'un de trois ennemis de l'humanité, avec le péché et le diable.

# Posté le dimanche 06 mai 2007 15:25

Les Esprits

Les Esprits
Le mot esprit vient du latin "spiritus" (dérivé de spirare: souffler) qui signifie souffle, vent. Il a aussi notamment donné les mots inspirer (lat. inspirare) et expirer (lat. expirare).

Un fantôme est une créature surnaturelle, une vision que l'on a interprétée comme la manifestation de l'esprit d'un mort, qui serait resté prisonnier sur terre ou reviendrait de l'au-delà soit pour accomplir une vengeance, soit pour aider des proches ou pour errer éternellement sur Terre en punition de ses mauvaises actions passées.
Les fantômes, dont le nom est à rapprocher étymologiquement de fantasme, fantaisie, respectivement apparition et vision en grec, sont également appelés spectres ou revenants, incubes ou succubes, ectoplasmes ou poltergeists. L'imaginaire commun dans toutes les cultures est peuplé de telles créatures surnaturelles, qui servent de matière à de très nombreuses fables et légendes. Le romantisme, puisant son inspiration au mystique et ténébreux Moyen Âge, a remis au goût du jour les histoires macabres ou fantastiques, et de nombreux grands auteurs ont laissé courir leur imagination sur le thème des fantômes et des revenants.

Le mot allemand Poltergeist (Poltern : faire du bruit, Geist : esprit) désigne un phénomène rare, spontané et récurrent, constituant en :
Bruits divers, déplacements, apparitions ou disparitions d'objets inexplicables
Apparitions d'ectoplasmes.
Il peut recevoir une interprétation paranormale, occultiste ou scientifique.

Hypothèse paranormale

Le poltergeist serait une expérience psychologique intense s'accompagnant d'un sentiment de hantise, d'hallucinations et de troubles du sommeil. On peut retrouver aussi dans son interprétation des croyances folkloriques. Néanmoins, les cas étudiés montrent des constantes qui tendraient à faire penser qu'un vrai phénomène existe et qu'il n'est pas surnaturel.

Ce phénomène paranormal, purement physique, spontané et répétitif, se manifeste par des apparitions ou des projections d'objets, leur déplacement ou leur lévitation, par des bruits divers, des coups sonores ou d'autres incidents ménagers apparemment inexplicables.

Ces phénomènes physiques ont été longtemps considérés comme la manifestation d'esprits frappeurs, de revenants ou de phénomènes de hantise.

La majorité des cas se passerait dans les parages d'un adolescent émotionnellement déséquilibré (soit dans l'agressivité, soit dans la soumission vis-à-vis de son environnement).
Le poltergeist accompagnerait souvent la personne dans ses déménagements. Il ne disparaîtrait pas définitivement après un exorcisme, un entretien médiumnique, une guérison magique, ou encore une approche visant à enregistrer ou capturer les phénomènes. En revanche, une approche clinique effectuée avec un psychologue compétent tendrait à les dissiper. Cela laisse à penser qu'à la racine de tout poltergeist il y aurait une problématique psychopathologique.
Bien que généralement interprété comme agressif, le poltergeist n'entraînerait que rarement et de manière très minime des blessures physiques. Par contre, l'incompréhension et le rejet social et scientifique peut être cause de souffrance psychique, c'est pourquoi l'Institut für Grenzgebiete der Psychologie und Psychohygiene de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) dispose de consultants formés à l'intervention auprès des personnes en situation de poltergeist.
La France ne propose pas encore d'équivalent parce qu'il est difficile de distinguer le poltergeist de l'hallucination et de la fraude.

Hypothèse occultiste

Pour les occultistes ou les spirites, le poltergeist est une entité en soi: un fantôme, un élémentaire ou encore une projection astrale.


Hypothèse scientifique

Certains estiment que les cas de poltergeist qui ne sont pas des fraudes pourraient s'expliquer par des phénomènes psychologiques ou physiques ordinaires : auto-persuasion, hallucinations, électricité statique, champ magnétique, ultra ou infrasons, ionisation de l'air...

Depuis l'invention de la photographie quelques clichés laissent apparaître des formes ou parfois des visages humains de personnes décédées ou des auréoles lumineuses appelées "ORB".

Les appareils photos numériques ne sont pas exempts de ce genre de clichés.

Dans certains cas il apparait sur les clichés des personnes défuntes en arrières plans d'un groupe à l'occasion d'une fête familiale (mariage, anniversaire), ces personnes ne pouvant figurer sur ces photos car décédées à une date antérieure.

Bien sûr, il existe de nombreux cas de supercheries, dus à des trucages photos.

Mais dans certains cas des experts en imagerie numerique ou argentique peuvent attester qu'il n'y a eu aucune retouche ou trucage photo...

L'exorcisme

L'exorcisme est un rituel religieux destiné à expulser une entité psychique maléfique qui se serait emparée d'un être animé (humain ou animal). Cette pratique est probablement universelle, elle est largement attestée sur le continent eurasien: shamanisme, taoïsme, hindouisme, bouddhisme, ainsi que les monothéismes (islam, judaïsme, christianisme).

Dans le christianisme

A l'origine du comportement de l'Eglise il y a l'exemple et le commandement du Christ : “Guérissez les malades et chassez les démons.”

L'exorcisme vise à expulser les démons ou à libérer de l'emprise démoniaque et cela par l'autorité spirituelle que Jésus a confié à son Église. L'entité la plus connue censée provoquer la possession est la force que les chrétiens nomme Satan ou le Diable.
Selon L'Église catholique quand l'Église demande publiquement et avec autorité, au nom de Jésus-Christ, qu'une personne ou un objet soit protégé contre l'emprise du Malin et soustrait à son empire, on parle d'exorcisme public. Sous une forme simple, l'exorcisme est pratiqué lors de la célébration du baptême. L'exorcisme canonique solennel, appelé "grand exorcisme", ne peut être pratiqué que par un prêtre exorciste et avec la permission de l'évêque. D'autres catholiques comme le Père Ovila Melançon dans “Exorcismes et Pouvoirs des Laïcs” affirment vouloir "dissiper la confusion", presque généralisée dans l'Eglise, concernant les personnes ayant le pouvoir de pratiquer des exorcismes... L'exorcisme privé peut être pratiqué par tout prêtre et même par tout fidèle, sans aucune autorisation de l'évêque. Il s'agit là de la doctrine commune enseignée par les théologiens qui ont étudié cette question, même parmi les plus célèbres d'entre eux... L 'exorcisme privé pourrait être accompli par "les fidèles en état de grâce". Cette déclaration confirme le fait que l'exorcisme passe par des prières particulières mais aussi et surtout par la foi, la miséricorde (vis-à-vis du démon) et l'amour que mettent les prêtres lorsqu'ils les récitent. C'est ces éléments qui assurent que le démon sera chassé à tout jamais et non pas seulement pendant la lecture des prières; on peut ajouter que l'exorcisme doit ,dans l'esprit du prêtre, consister à chasser le démon mais aussi sauver le possédé et non pas seulement le premier but.

Les états du possédé:

On distingue un état de calme et un état de crise. L'état de crise se traduit par des contorsions, des éclats de rage, des paroles impies et blasphématoires. Pendant la période de calme, tout est généralement oublié et le comportement redevient bien adapté, voire très pieux.

Mis à part sa signification théologique particulière et les éventuels phénomènes parapsychiques qui lui seraient associés, la crise de possession ne se distingue pas d'une crise d'hystérie.

Pour les théologiens, le diagnostic différentiel entre maladie mentale et possession diabolique, ne se fait que sur l'existence de phénomènes paranormaux. Ce qui, auparavant était considéré comme le signe certain de l'authenticité d'une possession ne peut plus aujourd'hui passer pour tel sans plus ample examen.


Les symptômes de la possession:

Selon les théologiens, il existe des signes permettant de porter le diagnostic de possession. Le Rituel romain énonce trois symptômes essentiels parmi d'autres qui auraient une valeur analogue:

- Parler ou comprendre une langue inconnue (Glossolalie).

- Découvrir les choses éloignées et secrètes (Voyance).

- Faire preuve d'une force inexplicable par l'habitat physique de la personne considérée (Psychokinèse).

Les gestes pieux mettent le possédé dans une rage folle et le conduisent à blasphémer horriblement. L'amnésie de la possession est fréquente, et souvent constante.

Les marques du diable, pour l'Église du Moyen Âge, ne se limitaient pas aux trois signes, aujourd'hui mentionnés par le Rituel romain. On donnait même la préséance à d'autres symptômes tels que la lévitation et surtout des zones d'anesthésie, des points du corps anormalement insensibles (Il s'agit, pour le neurologue moderne, d'un symptôme de lèpre à son début, de certaines maladies neurologiques ou d'un phénomène de nature hystérique. On peut surtout noter que la personne parle souvent seule.)


Les remèdes:

Il est utile de considérer les "remèdes" proposés par l'Église. Les catholiques proposent pour venir à bout de la possession :

- La confession générale (Relative à l'ensemble de la vie passée).

- Le jeûne.

- La prière.

- La communion.

- Les objets bénis et surtout l'eau bénite (Dont le rituel dit qu'elle "chasse le démon" mieux à son aise dans les flammes de l'enfer).

- L'exorcisme qui consiste, au nom du Christ, à intimer au démon l'ordre d'avouer son nom, puis de quitter le possédé. Il est à noter que dans l'orthodoxie, cette phase passe par un long rituel et la répétition de prières spéciales particulièrement impressionnantes

Méthode en onze parties établie par le pape Paul V

- Récitation par le prêtre en étole violette, dont un bout entoure le cou du possédé, d'une litanie accompagnée d'une aspersion d'eau bénite.

- Récitation du Psaume LIV.

- Adjuration à la divinité et interrogation faite au démon (Ou à plusieurs) de son nom et d'où il provient (Le prêtre exorciste doit avant toute chose s'informer du nom et du cercle d'où provient le ou les démon(s)).

- Récitation de certains passages des Evangiles (Jean I ; Luc X-XI ; Marc XVI).

- Prononciation du premier exorcisme contre le Démon, par le prêtre posant la main droite sur la tête du possédé.

- Prière préparatoire.

- Prière accompagnée de divers signes de croix sur la personne de l'énergumène (comprendre ici personne possédée).

- Second exorcisme prononcé avec une certaine violence contre l' "Antique Serpent".

- Nouvelle prière.

- Troisième et dernier exorcisme.

- Récitation de cantiques, de psaumes et de prière finales.

# Posté le dimanche 06 mai 2007 15:29

Les Anges

Les Anges
Le mot vient du latin angelus, lui-même provenant du grec ἄγγελος, ággelos, signifiant messager. Le mot hébreu le plus proche est מלאך, mal'ach, signifiant également messager. Les anges sont les messagers de Dieu. Les religions chrétienne et musulmane vont plus loin en ajoutant que chaque personne vivante possède un ange gardien.

Présentation

Dans plusieurs religions, dont la religion chrétienne, le judaïsme et l'islam, les anges sont des êtres créés par Dieu avant les hommes, dont le rôle principal est d'être les messagers de Dieu. Lorsqu'ils sont créés, Dieu leur donne le libre arbitre, mais la majorité décide de le lui rendre pour se consacrer entièrement à lui. Ceux qui décident de le conserver deviennent orgueilleux et se rebellent. Ils sont alors déchus. C'est le cas de Satan. Trois anges sont nommés par leur nom dans la Bible, et bien davantage dans la Kabbale. Leur intelligence est parfaite: une fois un choix effectué, ils ne peuvent changer d'avis. Ainsi, la religion chrétienne présente les démons comme des anges déchus ayant choisi, par orgueil, de ne pas obéir à Dieu.

Les anges étant de purs esprits, ils n'ont par conséquent pas de corps, bien que capables de prendre une apparence humaine quand leur mission l'exige. Leur représentation populaire est donc symbolique, comme c'est souvent le cas:

Leur grande beauté représente leur plus grande perfection;
La blancheur de leur vêtement représente leur pureté;
Leurs ailes symbolisent leur promptitude. N'étant pas matériels, les anges n'ont bien sûr pas besoin d'ailes pour voler!
Comme Dieu, les anges sont toujours représentés sous des traits masculins. Étant de purs esprits, ils n'ont pas de sexe.
(Les anges ont été représenté par des attribus féminins au moyen âge, certains d'entre eux étant ainsi pourvu de seins)

Les neuf ch½urs des anges

La hiérarchie angélique retenue par les catholiques, est celle formalisée dans La Hiérarchie céleste du néo-platonicien Pseudo-Denys l'Aréopagite. Elle comprend neuf ch½urs d'anges qui sont, du rang le plus élevé au rang le plus bas :

Le ch½ur des séraphins
Le ch½ur des chérubins
Le ch½ur des trônes
Le ch½ur des dominations
Le ch½ur des vertus
Le ch½ur des puissances
Le ch½ur des principautés
Le ch½ur des archanges
Le ch½ur des anges messager

En fonction des écoles, cette « hiérarchie » a plus ou moins d'importance. Dans la Kabbale, la séparation entre les neuf ch½urs des anges est plus liée à la différence de leurs fonctions. Selon d'autres traditions ésotériques, les 9 hiérarchies sont de nature différente et s'élèvent graduellement de l'homme vers Dieu. Les 9 ch½urs sont regroupés en 3 hiérarchies. La première hiérarchie est constituée par les Séraphins, les Chérubins et les Trônes, et ainsi de suite. La Divinité se trouvant au-delà de la première hiérarchie et est elle-même ternaire.

# Posté le dimanche 06 mai 2007 15:39

Les Vampires

Facultés prêtées aux vampires

Selon les mythes, légendes ou auteurs, le vampire a des forces et des faiblesses différentes...

Ainsi, dans le roman de Bram Stoker, les facultés de Dracula sont énumérées de façon précise par l'un des personnages, le docteur Van Helsing: "Il faut savoir que le nosferatu ne meurt pas, comme l'abeille, une fois qu'il a fait une victime. Au contraire, il n'en devient que plus fort; et, plus fort, il n'en est que plus dangereux (...). Il se sert de la nécromancie, art qui, comme l'indique l'étymologie du mot, consiste à évoquer les morts pour deviner l'avenir, et tous les morts dont il peut approcher sont à ses ordres (...). Il peut, avec pourtant certaines réserves, apparaître où et quand il veut et sous l'une ou l'autre forme de son choix; il a même le pouvoir, dans une certaine mesure, de se rendre maître des éléments: la tempête, le brouillard, le tonnerre, et de se faire obéir de créatures inférieures, telles que le rat, le hibou, la chauve-souris, la phalène, le renard et le loup; il peut se faire grand et se rapetisser et, à certains moments, il disparaît exactement comme s'il n'existait plus". Le même personnage précise toutefois plus loin que plusieurs moyens sont utilisables pour éliminer le vampire: "Il est prisonnier, plus qu'un homme condamné aux galères, plus qu'un fou enfermé dans un cabanon. Aller là où il a envie lui est interdit. Lui qui n'est pas un être selon la nature, il doit cependant obéir à certaines de ses lois - pourquoi, nous n'en savons rien. Toutes les portes ne lui sont pas ouvertes; il faut au préalable qu'on l'ait prié d'entrer; alors seulement il peut venir quand il le désire. Son pouvoir cesse, comme d'ailleurs celui de toutes les puissances malignes, dès les premières lueurs de l'aube. Il jouit d'une certaine liberté, mais en des moments précis. S'il ne se trouve pas à l'endroit où il voudrait être, il ne peut s'y rendre qu'à midi, ou au lever, ou au coucher du soleil (...). Ainsi, tandis que le vampire peut parfois accomplir sa propre volonté, pourvu qu'il respecte les lmimitations qui lui sont imposées et se confine dans son domaine: son cercueil à lui, son enfer à lui, ou encore dans un endroit non bénit (...); et encore ne peut-il se déplacer qu'à des moments bien précis. On dit aussi qu'il ne peut franchir des eaux vives qu'à marée haute ou lorsque la mer est étale. Et puis, il y a des choses qui lui ôtent tout pouvoir, comme l'ail, nous le savons assez; comme ce symbole, ma petite croix d'or, devant laquelle il recule avec respect et s'enfuit. Il y en a encore d'autres (...): une branche de rosier sauvage, posée sur son cercueil, l'empêche d'en sortir, une balle bénite que l'on tirerait de son cercueil le tuerait et il deviendrait alors un mort véritable. Quant au pieu que l'on enfonce dans son coeur, nous savons qu'il lui donne également le repos éternel, repos éternel qu'il connaît de même si on lui coupe la tête" Il ne se reflète pas non plus dans les miroirs et son corps ne fait pas d'ombre.

Dans le premier film s'inspirant du roman, Nosferatu, Murnau n'indique qu'un seul moyen permettant d'éliminer le vampire: une femme au coeur pur doit faire oublier le lever du jour au comte. C'est de là qu'est née la croyance dans les effets nocifs des rayons du soleil sur les vampires, laquelle sera exploitée dans la plupart des films. Par ailleurs, Muneau comme les autres cinéastes ne détaillent pas autant les facultés des vampires - par soucis d'alléger l'intrigue, très certainement. Mais ils leur en prêtent d'autres; ainsi, les films dans lesquels a joué Bela Lugosi ont développé l'idée que les vampires possédaient un pouvoir hypnotique leur permettant, notamment, de séduire efficacement les femmes.

Dans son Dracula, Coppola invente de nouvelles règles. Ainsi, son personnage principal est capable de boire et de manger. Il peut également se déplacer le jour - et pas seulement à certaines heures.

Ainsi, le vampire:

_Se nourrit de sang ;
_Est déjà mort et ne peut-être tué à nouveaux que par des pratiques spéciales: pieu dans le c½ur, clou dans la tête, une décapitation ou une crémation (la tradition populaire réclamait les quatre à la fois). Il doit ensuite être enterré à l'angle d'un carrefour (plusieurs variantes;
_Est immortel (c'est-à-dire n'est pas soumis à la vieillesse) ;
_Pratique la « mastication ». Dans de nombreuses légendes, le vampire ne se nourrit pas que de sang, mais aussi d'excréments humains et de chair, même de la sienne propre : le vampire pratique en effet l'automastication de sa chair et de ses vêtements ;
_Devient plus puissant avec l'âge, c'est-à-dire qu'il résistera mieux aux lieux saints ou à l'eau bénite par exemple ;
_A le teint pâle ou une peau d'une blancheur blafarde ;
_A la faculté de se transformer en animal (animal quelconque ou uniquement loup, chauve-souris selon les auteurs) ou en brume. Les formes qui lui sont prêtées selon les auteurs peuvent être diverses: grenouille, araignée, parfois même légumes et autres objets inanimés. Il convient de noter que, contrairement à l'homme atteint de lycanthropie, qui doit ôter ses vêtements avant de prendre la forme du loup-garou, le vampire ne semble pas avoir besoin de se déshabiller pour se changer en animal;
_Est très fort, très rapide, a une excellente vision nocturne;
_Peut être repoussé, blessé par des symboles sacrés (crucifix, eau bénite);
_Ne supporte pas la lumière du soleil;
_Peut lire dans les pensées;
_Ne se reflète pas dans les miroirs;
_Ne peut franchir un seuil ou pénétrer dans un bâtiment sans y avoir été invité;
_Ne peut franchir l'eau courante;
_Est indisposé par l'odeur de l'ail;
_Est obligé de compter toutes les graines d'un sac renversé devant lui, et de dénouer tous les n½uds qu'il croise, même si le jour arrive, et ne peut s'en détourner que lorsqu'il a fini de les compter;
_A un don pour la séduction dont il se sert pour approcher certaines de ses proies, souvent des femmes.

Le vampire dans l'Histoire

Le Vampire (The Vampyre) de Philip Burne-Jones Bt.
L'histoire du vampire commence très tôt, mais trouvera son apogée lors des XVIIe et XVIIIe siècles, où les témoignages de vampires se font plus nombreux.


Chronologie

La préhistoire et l'Antiquité ont vu naître les vampires et les premiers hommes en ont laissé des traces diverses. On retrouve les premières traces d'êtres buveurs de sang sur un vase préhistorique, découvert en Perse.


Antiquité

La Bible déjà, par le biais de la nécromancie, fait des allusions aux vampires.

Dans la Grèce antique, les ombres du royaume d'Hadès sont friandes du sang des victimes (cf. Homère, Odyssée, X, 520-540, "Circé"). Les Anciens craignaient l'errance sur Terre s'ils n'étaient pas enterrés par leur famille ou leurs amis car le repos définitif venait de l'incinération, ce qui explique le mythe de Polynice. Aristée, Platon et Démocrite soutenaient que l'âme peut demeurer auprès des morts privés de sépulture. Les âmes malheureuses et errantes se laissent alors attirer par l'odeur du sang. On peut se référer à Porphyre de Tyr (Des sacrifices, ch. II "Du vrai culte"). Les devins se servaient alors de ces âmes pour deviner les secrets et trésors. Ayant connaissance de leur présence, les hommes cherchèrent des moyens pour les apaiser ou les contrer. En Crète, selon Pausanias, on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Ovide aussi parlera des vampires. Théocrite note aussi les empuses (spectres multiformes de la nuit pouvant se muer en monstres innommables ou en créatures de rêve, aussi appelées démons de midi).

Dans l'Empire Romain, on trouve la loi Jus Pontificum selon laquelle les corps ne devaient pas être laissés sans sépulture. De plus, les tombes étaient protégées contre les voleurs et ennemis. Les violations étaient considérées comme sacrilège et punies de mort. On rencontre Lamia, une goule nécrophage, reine des succubes dévorant les f½tus et effrayant les enfants la nuit (Horace, Art poétique, 340). De Lamia viennent les lamies, plus nécrophages que vampires: lascives, ondoyantes, serpentines, avides de stupre et de mort, aux pieds de cheval et aux yeux de dragon. Elle attiraient les hommes pour les dévorer et peuvent s'apparenter aux succubes. Elles prenaient le surnom plus connu de striges à cause de leurs cris perçants. On note aussi les striges, démons femelles ailées munies de serres, et les omosceles, démons aux pieds d'ânes qui s'attaquaient aux voyageurs égarés.


Moyen Âge et Temps Modernes

Au XIIe siècle, les vampires étaient censés être si nombreux en Angleterre qu'ils étaient brûlés pour calmer la passion populaire. Herenberg cite d'ailleurs deux cas en 1337 et 1347 : les présumés coupables de vampirisme furent empalés et brûlés. De même, au XIVe siècle, les épidémies de pestes sont l'occasion pour la population (surtout en Europe de l'Est) d'une véritable frénésie anti-vampire. On voit apparaître au XVIe siècle, la première grande figure du vampirisme : la comtesse hongroise Erzsébet Báthory. En Moravie, l'évêque d'Olmütz, devant la multiplication des plaintes des villageois de la région, mit sur pied des commissions d'enquêtes. Le premier cas de vampirisme attaché à un nom et étudié un tant soit peu est celui Michael Casparek, en 1718. Son cas fit l'objet d'une enquête officielle, dans son petit village de Liptov en Hongrie. Malheureusement, très peu de données ont pu parvenir jusqu'à nous. Le mot "vampire" apparaît pour la première fois en 1725, lorsqu'un rapport présente l'exhumation du récemment mort Peter Plogojowitz un paysans serbe, qui reste encore à ce jour le cas le plus célèbre de vampire historique dans le monde, après celui d'Arnold Paole, soldat et paysan autrichien mort en 1726 et à l'origine de deux épidémies de "vampirisme" dont la seconde, en Janvier 1731, fit l'objet d'un rapport circonstancié par le médecin militaire Johann Flückinger, généralement connu sous le titre de Visum et Repertum, qui fut abondamment repris, traduit par Dom Calmet, et fit probablement couler encore plus d'encre que le cas Plogojowitz (pour les Serbes, le plus célèbre reste cependant Sava Savanović). Auparavant, on parlait de "vampyr". Un autre cas de vampirisme est celui de Johannes Cuntius de Silésie.

Le vampirisme était pour l'Église catholique (et pour Dom Calmet en particulier) un sujet sérieux et politique (à la manière de la Bête du Gévaudan). Les âmes des morts ont trois alternatives : Paradis, Enfer ou Purgatoire. Or le vampire est un mort qui ne se retrouve dans aucune de ces trois catégories, puisque c'est une âme qui erre sur Terre. Sa simple existence remet donc en cause le dogme catholique et donc la puissance de l'Église.


Le cas Báthory

La comtesse Erzsébet Báthory est l'exemple historique le plus connu concernant les vampires. Cette aristocrate hongroise du XVIe/XVIIe siècle, aurait tué entre 100 et 600 jeunes filles afin de se baigner dans leur sang. Elle considérait en effet que se baigner dans le sang de jeunes filles pouvait permettre de rester éternellement jeune. Bien qu'elle ne présente aucun signe caractéristique des vampires (elle ne boit pas le sang), la comtesse Báthory reste pour beaucoup l'incarnation du coté aristocratique du vampire, à l'inverse des autres témoignages qui, plus tard, porteront sur des paysans.


Dracula

On pense souvent que Vlad III Drăculea, dit Ţepeş (l'Empaleur en roumain), a été un vampire. Ce prince de Valachie du XVe siècle, dont la réputation était sanguinaire, a beaucoup inspiré "Dracula", un roman de fiction de Bram Stoker, qui dépeint un vampire en Transylvanie et au Royaume-Uni au XIXe siècle. Bien qu'il ne soit pas fait mention, de manière directe ou indirecte, de Vlad Ţepeş, nombre de personnes ont alors fait le rapprochement, puis l'amalgame, entre Dracula, le personnage imaginaire de Stoker, et le prince valaque historique du XVe siècle. Les nombreuses reprises littéraire et cinématographique ont fini par faire de Dracula un personnage de la culture populaire mondiale.


Vingtième siècle

En 1912, un fermier hongrois affirma qu'un garçon de quatorze ans qu'il avait employé et qui était mort récemment lui rendait visite chaque nuit. L'affaire a été signalé par le Daily Telegraph de Londres.


Géographie

On retrouve des vampires historiques dans toute l'Europe du Nord, et notamment :

En Lorraine;
En Prusse;
En Silésie;
En Pologne;
En République tchèque;
En Autriche;
En Russie;
Eu Danemark;
En Angleterre.

Causes rationnelles du vampirisme

Plusieurs causes parfaitement rationnelles peuvent expliquer de nombreux cas de supposé vampirisme. Cependant, il semble que même cumulés, elles ne suffisent pas à expliquer la totalité des cas.

Parmi les causes invoquées, citons :

_La rage : la rage a été comparée au vampirisme par les fortes similitudes dans les symptômes et les comportements de ceux qui en sont atteints:
_La rage développe un comportement agressif notamment par la morsure et déforme le visage, pouvant laisser apparaitre les dents;
_La rage donne un teint pâle à qui en est atteint;
_La rage peut être véhiculée par des chauves-souris;
_Les patients rabiques souffrent d'hyperesthésie en fin de vie (sensibilité à la lumière, peur de la lumière du jour);
_Les patients rabiques souffrent d'hydrophobie (peur des liquides, donc de l'eau bénite);
_Les patients rabiques peuvent souffrir d'hypersensibilité aux odeurs fortes, comme par exemple celle de l'ail;
_La rage peut entraîner des insomnies donc une forte activité la nuit;
_La rage se propage, entre autres par la morsure;
_Une épidémie de rage a sévi en Europe de l'Est au moment des premiers récits de vampires;
_La Xeroderma pigmentosum qui est à proprement parler la maladie des vampires;
_L'hyperesthésie: les malades craignent les lumières trop dures (celle du soleil), et les fortes odeurs (celle de l'ail);
_L'hydrophobie: les malades avancés ont d'insoutenables sensations de brulure en cas de contact avec l'eau (avec l'eau bénite);
_Les insomnies : les malades souffrent d'insomnie (les vampires ne vivent que la nuit);
_La catalepsie;
_Un enterrement accidentel : voir le cas d'Alexandre Anderson, rapporté par Colin de Plancey;
_La porphyrie. C'est une forme extrême d'anémie, maladie congénitale très rare (un cas sur 200000), due à une anomalie d'un composant de l'hémoglobine. Elle se traite par l'injection de molécules d'hémoglobine. Elle se manifeste généralement par une urine rouge, une hyperpilosité (hypertrichose) et des malformations dentaires. Cependant, la "maladie du vampirisme", que l'on peut trouver chez certaines personnes en Transylvanie et en Roumanie, ou dont la lignée génétique remonte à des personnes originaires de ces contrées, n'a aucun lien avec la porphyrie;
_Le lupus erythematosus;
_Les terres riches en arsenic. Les eaux arsenicales préservent les corps, ce qui peut expliquer certains cas de cadavres préservés. Les cas les plus célèbres de vampirisme sont signalés en terre orthodoxe, où la non-putréfaction est signe diabolique (au contraire du catholicisme qui la considère comme un signe divin);
_La tuberculose: la propagation du vampirisme ressemble beaucoup à celle de la tuberculose

# Posté le dimanche 06 mai 2007 15:44